DEGUSTATION GRATUITE !!! Vieux vins et grandes appelations en dégustation: Corton Charlemagne, Tertre Roteboeuf, Médoc 1955... | |||||||
A la carte du samedi 4 juin 2011:
ATTENTION: En raison du week-end prolongé de la Pentecôte, nous vous accueillerons uniquement le samedi 4 juin 2011 pour la dégustation gratuite. Corton Charlemagne 2004 Latour Louis Corton-Charlemagne est le seul vignoble de Bourgogne portant le nom de deux empereurs : Curtis d'Othon, empereur d'Outre-Rhin, donnant Courthon puis Corton, auquel Carolus Magnus, Charlemagne, fit suite. Le Corton-Charlemagne a une couleur dorée assez marquée, même lorsqu'il est jeune. Sa puissance d'arômes est remarquable. Sa typicité est caractérisée par des parfums de cannelle, de noix fraîche, de poivre, de fruits exotiques, d'ambre. Son moelleux est rehaussé par une belle acidité, et un degré d'alcool naturellement élevé, ce qui en fait un vin puissant, assez concentré, de très belle persistance. Bourgogne (rouge) 2009 Domaine Anne Gros Née en 1966, fille unique de François Gros, Anne s'est forgé un caractère et une réputation dans le monde du vin après avoir repris le domaine de son père en 1988. A 25 ans, Anne Gros a vu le domaine familial passer de 3 à 6,5 ha, et a récemment investi dans une nouvelle cave. C'est une viticultrice qui se méfie des certitudes et qui tient à préserver sa liberté. En tant que femme, Anne a su faire ses preuves et démontrer à tous ceux qui doutaient de sa capacité à gérer un domaine, qu'elle avait non seulement les épaules mais aussi la tête pour faire de son patrimoine familial un des plus grands domaines de Bourgogne. Les Plants 2009 Santa Duc Vin de Pays du Vaucluse Noté 97/100 par parker !! Respect. Ce maître-mot guide les décisions du vigneron. Il conçoit la plante comme un être vivant en équilibre avec son environnement. Il la soigne en douceur. Il cherche aussi à maintenir la biodiversité. Travail intégral du sol, souci et respect des surfaces foliaires, ébourgeonnage, vendanges en vert, effeuillage… Les raisins mûrs sont ensuite cueillis à la main, doucement foulés. Puis ils macèrent longtemps pour livrer au vin rouge des arômes complexes, des tanins fins et enrobés…avant d'être élevés en barriques ou en foudres. A Santa Duc, on sait rester simple. Macération à froid de la vendange, fermentation avec levures indigènes, élevage sur lies, mise en bouteilles sans filtration… Château Tertre Roteboeuf 2004 saint Emilion Grand Cru - François Mitjavile Au milieu des années 80, François Mitjavile est devenu l'un des pionniers du renouveau des vins de Saint-Emilion. Il est maintenant considéré par les connaisseurs comme l'un des plus grands vinificateurs. Si l'on s'en tient au classement officiel, ce n'est certes qu'un nom parmi les cent soixante grands crus de Saint-Émilion. En revanche, si l'on prend en considération sa renommée due à sa qualité extraordinaire, Château Tertre Roteboeuf fait incontestablement partie des plus grands vins de Bordeaux : il s'impose comme l'une des stars du bordelais. Pour les amateurs du critique américain, Robert Parker le note régulièrement entre 90 et 98 /100. Composé de 85% de merlot et 15% de cabernet franc avec un vieillissement de 18 à 22 mois en fûts (100% fûts neufs), Tertre Roteboeuf est l'un des Bordeaux les plus luxuriants et les plus sensuels : Bouquet d'herbes fumées, cerise noire, chocolat, café, une concentration exceptionnelle, pureté exquise, un vin fabuleux, digne des plus grands (on peut penser à ces Pétrus des grands millésimes), les surpassant parfois lors de dégustations à l'aveugle. Vous ne pouvez pas venir ce samedi, et pourtant vous souhaitez commander quelques bonnes bouteilles à boire ou à offrir... pas de problème, contactez-nous:
Samedi 4 juin 2011 de 10h30 à 19h00 5 rue Pierre Leroux 94140 ALFORTVILLE 01.56.29.16.90 |
lundi 30 mai 2011
Invitation pour la prochaine dégustation gratuite le 4 juin 2011
vendredi 20 mai 2011
Dégustation de Margaux 1975, Yquem 1999 et Tertre Roteboeuf 1999
À l'occasion de la dernière dégustation de l'année 2010, nous avons ouvert et dégusté : Château Margaux 1975, Château Tertre Roteboeuf 1999 et Château Yquem 1999....
Entre déception et émerveillement, voici ce qu'il en ressort:
Cht Margaux 1975 Premier grand cru classé de Margaux
Il s'agit là d'un rendez-vous manqué. Un peu déçus par ce grand nom du bordelais, il faut s'en référer à son histoire pour mieux comprendre. En effet, en 1975, la famille Ginestet propriétaire du domaine, était sur le point de se séparer de château Margaux qui ne bénéficiait vraisemblablement plus des mêmes soins que dans les années soixante.
Toutefois, voici nos impressions de dégustation pour ce vin. Le nez bien mûr est marqué par cette finesse caractéristique des vieux millésimes de ce château. On retrouve en bouche des traces de la fermeté tannique, maintenant devenue un peu sèche en fin de bouche. L'ensemble est racé et fin, mais manque cependant de longueur et densité.
Tertre Roteboeuf 1999 Saint Emilion Grand Cru
Pour ceux qui ne le connaisse pas encore, il s'agit là de l'une des merveilles du bordelais et de cette dégustation.
Sa robe pourpre, intense et profonde est tout simplement une invitation à la dégustation. Au nez, il est puissant, ample et riche, très complexe avec des notes de tabac blond, de cuir, de truffe et d'épices. En bouche, il a une texture veloutée avec une puissance exquise. Superbement structuré, il présente des tanins bien mûrs. L'impression générale est qu'il s'agit là d'un vin pouvant amplement égaler voire surpasser les premiers crus du bordelais, dans ce millésime 1999 déjà accessible, il est une référence indéniable, avec un potentiel extraordinaire pour les 20 années à venir.
Châteaut Yquem 1999 Premier grand cru classé de Sauternes
Dégusté en format 37,5cl.
La robe est d'une couleur or brillant est tout simplement superbe. Comme rarement vu à cet âge pour Cht Yquem, le nez complexe avec des arômes de fruits secs, de fruits jaunes, d'épices et un léger boisé, est déjà intense et très expressif. En bouche, il est sublimement gras avec une belle attaque. Opulent avec avec une belle vivacité, il évolue vers un velouté très agréable. Pour conclure ce vin d'exception est remarquable pour sa longueur et son élégance racée. Que de belles promesses pour les décennies à venir !
Entre déception et émerveillement, voici ce qu'il en ressort:
Cht Margaux 1975 Premier grand cru classé de Margaux
Il s'agit là d'un rendez-vous manqué. Un peu déçus par ce grand nom du bordelais, il faut s'en référer à son histoire pour mieux comprendre. En effet, en 1975, la famille Ginestet propriétaire du domaine, était sur le point de se séparer de château Margaux qui ne bénéficiait vraisemblablement plus des mêmes soins que dans les années soixante.
Toutefois, voici nos impressions de dégustation pour ce vin. Le nez bien mûr est marqué par cette finesse caractéristique des vieux millésimes de ce château. On retrouve en bouche des traces de la fermeté tannique, maintenant devenue un peu sèche en fin de bouche. L'ensemble est racé et fin, mais manque cependant de longueur et densité.
Tertre Roteboeuf 1999 Saint Emilion Grand Cru
Pour ceux qui ne le connaisse pas encore, il s'agit là de l'une des merveilles du bordelais et de cette dégustation.
Sa robe pourpre, intense et profonde est tout simplement une invitation à la dégustation. Au nez, il est puissant, ample et riche, très complexe avec des notes de tabac blond, de cuir, de truffe et d'épices. En bouche, il a une texture veloutée avec une puissance exquise. Superbement structuré, il présente des tanins bien mûrs. L'impression générale est qu'il s'agit là d'un vin pouvant amplement égaler voire surpasser les premiers crus du bordelais, dans ce millésime 1999 déjà accessible, il est une référence indéniable, avec un potentiel extraordinaire pour les 20 années à venir.
Châteaut Yquem 1999 Premier grand cru classé de Sauternes
Dégusté en format 37,5cl.
La robe est d'une couleur or brillant est tout simplement superbe. Comme rarement vu à cet âge pour Cht Yquem, le nez complexe avec des arômes de fruits secs, de fruits jaunes, d'épices et un léger boisé, est déjà intense et très expressif. En bouche, il est sublimement gras avec une belle attaque. Opulent avec avec une belle vivacité, il évolue vers un velouté très agréable. Pour conclure ce vin d'exception est remarquable pour sa longueur et son élégance racée. Que de belles promesses pour les décennies à venir !
lundi 16 mai 2011
Quelques unes de nos plus belles bouteilles en images !
Dégustations gratuites les deux premiers samedis de chaque mois de 10h30 à 19h00.
vendredi 13 mai 2011
Quelques unes des plus belles étoiles montantes du vignoble français...
A la carte du samedi 14 mai 2011
:
- Château Tertre Roteboeuf 1999 Saint Emilion Grand Cru - François Mitjavile
- Domaine de l'Aurage 2007 Côtes de Castillon - Louis Mitjavile
- Meursault 2008 Domaine Pierre Boisson
- Gevrey Chambertin 2008 Cellier de la Croix Blanche
- Chablis Terroir de Chichée 2009 Domaine Patrick Piuze - Magnum
- Gigondas Hautes Garrigues 2007 Santa Duc - note Parker 97/100 !!!
- Tavel 2009 Domaine Guigal
- Morgon 2009 Marcel Lapierre
- Creisses 2005 Coteaux du languedoc - Philippe Chesnelong
- Maison Fabre Cuvée Villa Garrel 2009 Côtes de Provence Rosé
CHATEAU TERTRE ROTEBOEUF 1999 SAINT EMILION GRAND CRU
Au milieu des années 80, François Mitjavile est devenu l'un des pionniers du renouveau des vins de Saint-Emilion. Il est maintenant considéré par les connaisseurs comme l'un des plus grands vinificateurs.
Si l'on s'en tient au classement officiel, ce n'est certes qu'un nom parmi les cent soixante grands crus de Saint-Émilion. En revanche, si l'on prend en considération sa renommée due à sa qualité extraordinaire, Château Tertre Roteboeuf fait incontestablement partie des plus grands vins de Bordeaux : il s'impose comme l'une des stars du bordelais. Pour les amateurs du critique américain, Robert Parker le note régulièrement entre 90 et 98 /100.
Composé de 85% de merlot et 15% de cabernet franc avec un vieillissement de 18 à 22 mois en fûts (100% fûts neufs), Tertre Roteboeuf est l'un des Bordeaux les plus luxuriants et les plus sensuels :
Bouquet d'herbes fumées, cerise noire, chocolat, café, une concentration exceptionnelle, pureté exquise, un vin fabuleux, digne des plus grands (on peut penser à ces Pétrus des grands millésimes), les surpassant parfois lors de dégustations à l'aveugle.
Bouquet d'herbes fumées, cerise noire, chocolat, café, une concentration exceptionnelle, pureté exquise, un vin fabuleux, digne des plus grands (on peut penser à ces Pétrus des grands millésimes), les surpassant parfois lors de dégustations à l'aveugle.
DOMAINE DE L'AURAGE 2007 COTES DE CASTILLON
Le domaine de l'Aurage - ancien Château Cadet - est la propriété de Caroline et Louis Mitjavile. Ce dernier, à l'image de son père, François Mitjavile du célèbre Tertre Roteboeuf, est un fin connaisseur du terroir argilo-calcaire des Côtes-de-Castillon, vignoble situé dans le prolongement des coteaux de Saint-Emilion, à Bordeaux.
Elevé dans l'esprit artistique de son père et lui-même amoureux de ces vins somptueux qui jouent sur le dégradé des saveurs, il est incontestablement l'une des étoiles montantes des Côtes-de-Castillon.
2007 est le premier millésime du Domaine de l'Aurage. Une vraie réussite ! Plein d'un fruit mûr et intense, il offre une matière gourmande, riche et onctueuse au palais, puis s'étire, équilibré et frais, sur des notes de petits fruits noirs et rouges, d'épices douces et de sous-bois d'une élégance rare.
Elevé dans l'esprit artistique de son père et lui-même amoureux de ces vins somptueux qui jouent sur le dégradé des saveurs, il est incontestablement l'une des étoiles montantes des Côtes-de-Castillon.
2007 est le premier millésime du Domaine de l'Aurage. Une vraie réussite ! Plein d'un fruit mûr et intense, il offre une matière gourmande, riche et onctueuse au palais, puis s'étire, équilibré et frais, sur des notes de petits fruits noirs et rouges, d'épices douces et de sous-bois d'une élégance rare.
GIGONDAS HAUTES GARRIGUES 2007 SANTA DUC:
note Parker 97/100 !!!
Respect. Ce maître-mot guide les décisions du vigneron. Il conçoit la plante comme un être vivant en équilibre avec son environnement. Il la soigne en douceur. Il cherche aussi à maintenir la biodiversité. Travail intégral du sol, souci et respect des surfaces foliaires, ébourgeonnage, vendanges en vert, effeuillage… Les raisins mûrs sont ensuite cueillis à la main, doucement foulés. Puis ils macèrent longtemps pour livrer au vin rouge des arômes complexes, des tanins fins et enrobés…avant d’être élevés en barriques ou en foudres. A Santa Duc, on sait rester simple. Macération à froid de la vendange, fermentation avec levures indigènes, élevage sur lies, mise en bouteilles sans filtration…
MEURSAULT 2008 DOMAINE PIERRE BOISSON:
Pierre Boisson, fils de Bernard, a moins de 30 ans, et déjà une vraie idée du travail du vin. Depuis son implication, le domaine a pris un sacré coup de fouet ! A bonne école, avec son père, il a pour grand ami, le fils Coche Dury: Raphael Coche. Cette complicité qui les lie, leur permet d'échanger autour de leurs philosophies concernant la viticulture, et les vinifications. Plus discret que son papa, Pierre, n'en est pas moins passionné, et pointilleux. Précis, sérieux, très sérieux même. Réfléchi avant tout, Pierre semble être de ceux qui aiment à observer, anticiper même avant de se déclarer.
MORGON 2009 MARCEL LAPIERRE:
En 1973, fort d'une clientèle forgée par son père, avec laquelle il travaille encore aujourd'hui, Marcel Lapierre reprend l'exploitation qui compte alors sept hectares.
C'est à partir de 1981, sous l'impulsion de Jules Chauvet, chercheur connu et reconnu dans les Universités de Californie, que Marcel Lapierre décide de vinifier sans SO2 ni levurage et de cultiver ses vignes en Biodynamie : sans engrais chimiques, ni désherbants.
Aujourd'hui malgrès sa disparition, l'energie du domaine reste intacte.
2009 : Année exceptionnelle tant par la maturité que par la complexité des vins, c'est l'année dont rêve tous les vignerons, les 2009 seront à garder avec patience .
C'est à partir de 1981, sous l'impulsion de Jules Chauvet, chercheur connu et reconnu dans les Universités de Californie, que Marcel Lapierre décide de vinifier sans SO2 ni levurage et de cultiver ses vignes en Biodynamie : sans engrais chimiques, ni désherbants.
Aujourd'hui malgrès sa disparition, l'energie du domaine reste intacte.
2009 : Année exceptionnelle tant par la maturité que par la complexité des vins, c'est l'année dont rêve tous les vignerons, les 2009 seront à garder avec patience .
samedi 14 mai 2011 de 10h30 à 19h00
Vous ne pouvez pas venir ce samedi, et pourtant vous souhaitez commander quelques bonnes bouteilles à boire ou à offrir... pas de problème, contactez-nous:
- par téléphone au 01 56 29 16 90
mercredi 22 décembre 2010
Carnet de dégustation : Mouton Rothschild 1945, 1986, 1994, 1996, 2002 et 2005
CHÂTEAU MOUTON ROTHSCHILD 1945 : Splendide couleur profonde. Nez un peu fermé. Le Cabernet ressort et on sent le Médoc qui affirme sa personnalité. Notes de fruits noirs avec un caractère fumé. Le boisé est présent, comme s'il n'était pas encore totalement fondu. On devine une récolte d'une extraction au-dessus de tout ce qu'on peut croire. La constitution du vin est phénoménale. Tout est serré à l'extrême, du fruit aux tannins. La finale est époustouflante de force absolue et de perfection. Mouton 1945 demeure l'archétype du Bordeaux du 20ème siècle, en tous les cas pour la rive gauche. C'est un vin "gourmand" pour épicuriens plutôt que pour techniciens.
CHÂTEAU MOUTON ROTHSCHILD 1986 : Couleur rouge-noir très sombre. Au nez, on est d'emblée impressionné par la puissance des arômes. On y ressent des fruits noirs bien mûrs, du cassis, de la myrtille et de la réglisse. Il est très puissant mais pas brutal. Ses tannins sont grandioses mais encore peu amadoués par le temps. Grand sujet à attendre encore.
Château Mouton Rothschild 1994 : Jolie couleur nuancée de reflets rubis. Le nez est bien développé, s'ouvrant sur des notes vanillées et grillées et des arômes rappelant des nuances fruitées, légèrement fumées. Bonne prise en bouche, agréable et harmonieuse, laissant une nette sensation d'équilibre entre les saveurs et le fondu des tanins qui évoluent avec finesse et douceur vers des nuances délicatement boisées. La finale présente le charme et l'élégance d'un millésime très expressif.
Château Mouton Rothschild 1996 : Belle couleur, profonde et dense. Le nez est élégant, marqué par des notes de petits fruits sauvages, cassis et mûres et des nuances de fumé et de grillé, se mariant dans une grande complexité aromatique. La prise en bouche est à la fois volumineuse et soyeuse, s’exprimant dans une dualité de saveurs sur des tanins puissants mais bien enrobés et une explosion des caractères aromatiques, le tout agréablement marié et conférant à ce vin la dimension des grands millésimes de Château Mouton Rothschild.
Château Mouton Rothschild 2002 : Belle couleur, sombre, noire et profonde, d’une remarquable intensité. Le nez développe des arômes généreux de fruits, mûre, cassis et fraise, ainsi que des notes fumées, mariant un boisé fin et élégant à des notes légèrement minérales. L’attaque est dense et onctueuse, avec des tanins nobles, fins et très enrobés. Le milieu de bouche révèle une structure puissante et un bel équilibre entre le fruit et le boisé, avec une harmonie parfaite entre les notes de grillé, de moka, de cassis et de liqueur de cerise. Finale longue et racée, extrêmement aromatique, signant un équilibre gustatif parfait.
Château Mouton Rothschild 2005 :Jolie couleur, sombre et soutenue avec quelques reflets cerise. Le nez est élégant, mariant de fines notes boisées, grillées et vanillées, à des notes fruitées intenses, magnifiques d’expression sur la myrtille et la liqueur de framboise ; quelques notes mentholées et épicées complètent cette palette aromatique apportant fraîcheur et originalité à ces belles notes de fruits. La prise en bouche est à la fois puissante et soyeuse, révélant des tanins très enrobés, d’une bonne densité et d’une grande noblesse, y associant des notes de cassis, de mûre, de « velouté de fruits rouges » qui amènent une impression savoureuse et harmonieuse, à la fois de chair, de volume et de plénitude aromatique. La finale est très longue, complète et équilibrée, très expressive sur le Cabernet sauvignon riche et mûr des grands millésimes de Pauillac.
lundi 20 décembre 2010
Carnet de dégustation : Château Yquem Grand Cru Classé de Sauternes1893, 1861, 1900, 1921, 1937, 1945, 1947, 1949, 1959, 1967
CHÂTEAU D'YQUEM 1893 :
Couleur rouge très clair. Nez de confiture de fraise et de marmelade de coing. De la délicatesse, mais sans grande personnalité. Note boisée. Le vin possède une très belle sucrosité, assortie d'une acidité fine et agréable. On sent une structure moyenne: la récolte 1893 fut fort abondante, mais excellente. Le vin est remarquable sans être enthousiasmant. Là encore, la bouteille n'est pas la meilleure que l'on puisse boire de ce millésime réputé. Certaines étaient grandioses.
CHÂTEAU D'YQUEM 1861 :
Robe rouge tirant sur le noir. Un rêve olfactif. Figue, pruneau d'Agen, crème de cassis, moka, sucre caramélisé, banane...Une densité et une complexité hors de tout ce que l'on peut imaginer. Le vin est si fort qu'on pourrait le mâcher. Le sucre est concentré au point de faire penser à un "Cream" de Jerez. L'âge est réellement un facteur inconnu pour ce nectar. L'impression olfactive et gustative est si marquante que l'on doit considérer cet Yquem comme une exception n'ayant rien à voir avec n'importe quel millésime du 20ème siècle. A ma connaissance, seul le 1869, tout aussi grandiose, s'en rapproche dans le style. C'est un événement important dans la vie d'un œnophile.
CHÂTEAU D'YQUEM 1900 :
Couleur vieil or. Nez étonnant de cuir, de champignons, de fumé. Les arômes sont assez vieillissants, mais concentrés. Le vin est riche en alcool, trop riche même. La finale un peu brûlante le prouve. On décèle une base très forte, mais on devine aussi que cette bouteille n'est pas la meilleure que l'on puisse goûter de ce millésime grandiose. A noter que celle de notre dégustation avait été rebouchée. 1900 fait partie des grands millésimes d'Yquem. Il est riche, puissant et équilibré. Il est aussi resté d'une jeunesse remarquable.
Couleur vieil or. Nez étonnant de cuir, de champignons, de fumé. Les arômes sont assez vieillissants, mais concentrés. Le vin est riche en alcool, trop riche même. La finale un peu brûlante le prouve. On décèle une base très forte, mais on devine aussi que cette bouteille n'est pas la meilleure que l'on puisse goûter de ce millésime grandiose. A noter que celle de notre dégustation avait été rebouchée. 1900 fait partie des grands millésimes d'Yquem. Il est riche, puissant et équilibré. Il est aussi resté d'une jeunesse remarquable.
CHÂTEAU D'YQUEM 1921 :
Robe acajou sombre. Nez d'une beauté resplendissante. Une nature majestueuse qui nous laisse pantois. Crème fraîche, vanille, thé oriental très fin, raisins secs. La récolte parfaite a donné un vin parfait. La chair du fruit est grasse et sucrée à souhait, mais l'acidité indispensable à l'équilibre soutient le tout. Il est très dense sans être impressionnant de concentration. Il est d'une longueur infinie: sa nature sacrée, qui le rend intemporel, en est la cause. Ce 1921 mérite parfaitement l'aura mythique qui l'entoure. Monument de plaisir, il possède des qualités qui sont l'apanage et du 1945 et du 1937.
CHÂTEAU D'YQUEM 1937 :
Robe acajou très clair. Nez de finesse en premier lieu. Arômes frais et denses de raisins de Corinthe et de thé noir. La sucrosité exceptionnelle est alliée à une acidité mordante qui fait penser au bonbon anglais: que c'est agréable et fin! Aspect d'agrumes confits. Ce n'est pas la puissance qui caractérise ce vin, mais l'équilibre général de ses composantes. Il est parfait maintenant, c'est une merveille! Il joue une symphonie délicate et magique. Basé sur un autre registre que le 1945, ce 1937 est le plus représentatif des Yquem équilibrés et fins du 20ème siècle.
CHÂTEAU D'YQUEM 1945 :
Robe acajou sombre. Le nez des grands millésimes intemporels. Finesse et concentration au rendez-vous avec la complexité: gelée de coing et d'abricot, châtaigne, raisins secs,... L'âge n'intervient absolument pas, il est occulté! Le vin est fort et racé. Le gras est d'une compacité à la hauteur de l'acidité et du fruit incroyablement dense. Le botrytis dans ce qu'il donne de plus beau. Au vu de la force des composantes, l'équilibre est miraculeux. Le fruit est encore en pleine adolescence. Ce vin est impressionnant du début à la fin. La persistance, incroyablement longue, fait penser à la finesse et à la fraîcheur des grands rieslings allemands. L'Yquem 1945 est à considérer comme un millésime charnière du 20ème siècle. Il réunit toutes les qualités du vin parfait. Son règne s'étalera encore sur de très nombreuses décennies. Un vin qui nous laisse littéralement sans voix. En buvant une telle merveille, notre palais devient réellement l'hôte d'un grand roi.
Robe acajou sombre. Le nez des grands millésimes intemporels. Finesse et concentration au rendez-vous avec la complexité: gelée de coing et d'abricot, châtaigne, raisins secs,... L'âge n'intervient absolument pas, il est occulté! Le vin est fort et racé. Le gras est d'une compacité à la hauteur de l'acidité et du fruit incroyablement dense. Le botrytis dans ce qu'il donne de plus beau. Au vu de la force des composantes, l'équilibre est miraculeux. Le fruit est encore en pleine adolescence. Ce vin est impressionnant du début à la fin. La persistance, incroyablement longue, fait penser à la finesse et à la fraîcheur des grands rieslings allemands. L'Yquem 1945 est à considérer comme un millésime charnière du 20ème siècle. Il réunit toutes les qualités du vin parfait. Son règne s'étalera encore sur de très nombreuses décennies. Un vin qui nous laisse littéralement sans voix. En buvant une telle merveille, notre palais devient réellement l'hôte d'un grand roi.
CHÂTEAU D'YQUEM 1947 :
Robe acajou clair, mais dense. Nez marqué par le soleil de l'année. Le fruit est bien mûr et développé. Touche minérale et aromatique très agréable. Caramel mou, nougat... Forte personnalité. Vin puissant, riche, concentré, au caractère iodé. La vivacité impressionnante est due à une acidité volatile positive. Le rôti des grands millésimes botrytisés est très présent. La puissance est un peu celle du 1967, mais avec la faveur de l'âge. La bouche est marquée par le sucre, la crème brûlée, et la menthe fraîche en finale. La jeunesse de ce vin est incroyable. Paradoxalement, on se demande si les difficultés dues à la chaleur de l'année n'ont pas eu des retombées positives sur la qualité ce vin d'anthologie.
CHÂTEAU D'YQUEM 1949 :
Robe acajou brillant, magnifique. Au nez, c'est la droiture même. Fabuleuse ouverture d'arômes. Mandarine, bois oriental, sucre candi... Le vin est dense, sans lourdeur, marqué par une acidité de citron confit. Le sucre est d'une finesse exquise. Le palais ne faiblit jamais. L'acidité et le gras soutenus se mêlent très longtemps sans que l'un ou l'autre ne domine. La longueur est extrême. La persistance révèle du thé noir, de la quinine, du coing confit... L'ouverture le rend de plus en plus expressif. Un Yquem époustouflant, d'une jeunesse infaillible.
CHÂTEAU D'YQUEM 1959 :
Couleur vieil or. Le nez est une délicatesse. La maturité est idéale. Les composantes sont fines et complexes: fruits confits, caramel, un peu "vieille chambre aristocratique au parquet bien ciré". Une grande pureté! Le vin a un sucre parfaitement intégré, accompagné par un remarquable glycérol et du confit de mirabelle. Il reste frais grâce à son acidité citronnée. La finale, sans être puissante, est très longue. On y ressent une petite amertume boisée, de la menthe fraîche et de l'écorce d'orange. Un grand Yquem tout en dentelle, aux antipodes du 1967.
CHÂTEAU D'YQUEM 1967 :
Couleur or profond. Nez marqué par une densité extrême. La puissance des arômes frise la violence. La complexité s'exprime de manière baroque: raisins de Corinthe, Cointreau, sucre candi, abricots confits, thé noir. Le botrytis est marqué. On ressent une récolte très mûre, bien plus que la moyenne chez Yquem. Le vin est une étonnante liqueur riche et puissante. Dans la masse onctueuse et très sucrée qui remplit largement le palais, on retrouve de la crème fouettée, de la pâte de fruits (abricot, mirabelle), du caramel au lait, du zeste d'orange, du sucre brûlé... Par certains aspects, il fait penser à de grands Tokay hongrois. L'alcool est bien présent et donne une finale un peu lourde, mais l'acidité élevée et la structure compensent un peu. L'harmonie viendra avec le temps, c'est certain. C'est un Yquem exceptionnel, mais atypique de par sa grande richesse. Le sommet de son développement appartient à un lointain futur.
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